Le collectif contre Base Elèves 38

Pour le retrait de Base Elèves !

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CIRBE: Communiqué lu devant l’inspection académique le 30 avril

Publié par baseeleves38 sur mai 9, 2008

Depuis que nos écoles sont confrontées à la mise en œuvre du logiciel Base Élèves 1er Degré, parents, enseignants, élus, citoyens se sont inquiétés des conséquences d’un tel dispositif, y voyant de réelles atteintes aux libertés individuelles.

Aujourd’hui, en Isère, les directeurs sont dans l’obligation, sous peine de retrait de salaire, de valider les données au plus tard le 30 avril ou le 30 mai, selon les tranches.

Pourtant, de nombreux Conseils d’écoles ont voté une motion contre Base Élèves.
Pourtant, beaucoup de parents d’élèves ont manifesté leur désaccord en signant la pétition contre Base Élèves.
Pourtant, nombreux sont aussi ceux qui ont adressé un courrier au directeur, à l’Inspecteur Académique et au maire pour leur affirmer leur refus de voir leur enfant pris dans un tel dispositif.
Pourtant, des conseils municipaux dont celui de Grenoble fin mars, ont demandé, par vœux, l’abandon de Base Élèves.
Pourtant, nous étions environ 1000 personnes à Grenoble le 2 avril, à manifester contre ce fichier.
Par ailleurs, un recours gracieux en demande d’annulation d’actes pour excès de pouvoir a été déposé le 14 mars 2008 auprès du Ministère de l’Éducation Nationale.

Toutes ces démarches nous encouragent à poursuivre nos efforts collectivement pour empêcher que nos enfants soient entrés dans Base Élèves.

Ici, en Isère, Le Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves – le CIRBE – s’est créé pour incarner la montée de ces contestations localement.

Ailleurs, d’autres villes se sont mobilisées, avec en tête Rennes, où la pétition nationale lancée par le CORRESO a recueilli plus de 26 000 signatures demandant le retrait de Base Élèves, mais aussi Marseille, Toulouse, Paris, Lille, Millau, Clermont-ferrand, Valence et bien d’autres villes de France.

Malgré toutes ces protestations, les Inspections Académiques et le Ministère de l’Éducation Nationale persistent à ignorer les parents, les directeurs, les associations, les syndicats et les politiques qui demandent l’arrêt du dispositif.

Face à la mobilisation, l’Inspecteur d’académie use de méthodes litigieuses et inacceptables pour implanter coûte que coûte Base Élèves : formations imposées, pressions morales, transfert informatique des données d’un logiciel à celui de Base Élèves, envoi d’animateurs TICE pour prélever des données sur une clé USB, usage des forces de polices, menaces de retraits de salaires pour les directeurs qui ne valideraient pas les données en temps et en heure.
Ce passage en force confirme nos craintes quant à la finalité même de Base Élèves, premier maillon d’une entreprise de contrôle social qui bafoue les fondements de notre démocratie et s’inscrit en droite ligne de la loi de la prévention de la délinquance, et outil incompatible avec les missions du service public qu’est l’éducation.

Très récemment, le gouvernement a essayé de mettre en place le fichier Ardoise.
Compte tenu du caractère discriminatoire de ce fichier et devant la contestation de nombreuses associations, la Ministre de l’Intérieur annonçait la suspension de cette expérimentation le 22 avril 2008.

Comment ne pas remarquer les similitudes entre le fichier Ardoise et le fichier Base Élèves ? Implantation sur tout le territoire sous couvert d’expérimentation. fichier mis en place dans l’opacité la plus totale, voire dans l’illégalité, recueil de données inacceptables et violant l’intimité de la personne, informations fournies par le fonctionnaire (ici le policier, là le directeur d’école) et non pas par l’intéressé, regroupement de fichiers auparavant distincts, etc, etc.

Allons nous laisser les fichiers, de sinistre mémoire, bafouer notre démocratie ?

Aujourd’hui, une caisse de solidarité vient d’être mise en place pour soutenir les directrices et directeurs qui, au motif de refuser d’être formés au logiciel ou de l’utiliser, s’exposent à ces retraits de salaires.

Nous voyons là l’occasion de réaffirmer notre détermination à lutter de toutes nos forces contre le fichage des enfants, pour une école du respect et non de la stigmatisation, pour une école de la confiance et non pas de la suspicion, notre détermination à lutter de toutes nos forces pour une société où le respect des libertés individuelles n’est pas qu’un voeu pieux…

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Caisse de solidarité de l’intersyndicale

Publié par baseeleves38 sur avril 28, 2008

Caisse de solidarité

Le 30 avril et le 31 mai sont les deux dates butoirs choisies par l’IA pour renseigner Base Elèves, pour les deux premiers tiers des écoles de l’Isère.

Les interventions policières demandées par l’IA face aux barrages de parents d’élèves et de citoyens et citoyennes pour empêcher les formations ont choqué nombre de directeurs et directrices. Une bonne
partie de ces derniers s’interrogeaient déjà sur les finalités de ce fichage nominatif centralisé des élèves, fichage accessible à d’autres administrations dans le cadre de la loi de prévention de la délinquance.

L’enfermement des élèves dans leur destin, la perte de confiance avec les familles et ce rôle d’agent de fichage constituent des ruptures avec les missions du métier d’enseignant que nous avons choisi.

Dans ce contexte, certains directeurs et directrices n’ont toujours pas assisté à la formation Base Elèves, notamment quand des parents d’élèves de leurs propres écoles étaient présents dans les barrages, ou à cause des présences policières. D’autres y sont allés mais se retrouvent maintenant confrontés à des refus de parents d’élèves de les voir renseigner Base Elèves pour leurs enfants. Il est choquant de voir l’administration nous placer dans ce dilemme perdant-perdant : perte de confiance des familles ou sanctions administratives.

C’est pourquoi les syndicats SUD Education 38, CNT Education 38, et PAS 38 proposent avec le soutien du CIRBE, Collectif Isérois pour le Retrait de Base Elèves, une caisse de solidarité, pour permettre aux collègues de résister aux pressions multiples de l’administration et de faire face à d’éventuels retraits de salaire. Adressez-vous à votre syndicat préféré pour l’instant, en attendant que l’intersyndicale enseignante évoquée plus haut définisse les modalités de dépôt et de redistribution de ces dons (bientôt une nouvelle information arrivera dans les écoles).

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Déclarations préalables du PAS 38 à la CAPD du 4 avril

Publié par baseeleves38 sur avril 28, 2008

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

De nombreux directeurs, directrices et équipes pédagogiques de l’Isère doutent et souffrent, aujourd’hui. Les nombreux courriers adressés aux inspecteurs et à nous-mêmes témoignent de leur profond désarroi ou de leur exaspération.

Jamais encore, en effet, les enseignants du premier degré n’ont été à ce point confrontés à des ordres qui remettent en question les valeurs pour lesquelles ils ont choisi d’exercer ce métier :

-       de nouveaux programmes qui préconisent pour des élèves exécutants l’empilement des connaissances cloisonnées et la répétition d’exercices coupés de la vie plutôt que, pour des enfants futurs citoyens, la lente construction des savoirs par l’autonomie, le plaisir d’apprendre, le projet, la transversalité, la situation de recherche.

-       l’organisation de stages de remise à niveau à l’efficacité très contestable, qui ont l’effet d’une double peine pour des enfants souvent défavorisés, dont on nie les besoins physiologiques, alors que c’est pendant les heures de classe qu’il faut renforcer l’individualisation et les réseaux d’aide,

-       et enfin la mise en place d’un fichier nominatif centralisé, dont vous tentez de minimiser les effets, mais dont nous sommes nombreux à penser, parents, élus et enseignants, qu’un jour il vous échappera.

Ce dernier point est aujourd’hui le plus douloureux, parce qu’il nous place en conflit de loyauté : d’un côté, servir la fonction publique avec fierté comme nous l’avons toujours fait, de l’autre respecter les libertés individuelles exprimées notamment par nos parents d’élèves.

Entrer dans Base Elèves les renseignements sur les enfants, c’est trahir la confiance des familles. Ne pas les entrer, c’est désobéir à notre administration.

Ce choix cornélien est encore plus déchirant lorsqu’on se retrouve sommé d’entrer dans des locaux encadrés par des policiers, face à des parents d’élèves que souvent l’on connaît. Car il n’y a pas d’un côté les méchants parents gauchistes qui veulent en découdre, et de l’autre les pauvres enseignants pris en otage : il y a avant tout des citoyens qui, au-delà de leurs différences de fonctions et d’opinions, se posent des questions.

Un témoignage d’une collègue : « J’ai été très choquée de ces procédés et de cette présence policière dans le cadre de mon travail. J’apprends tous les jours à mes élèves qu’on ne règle jamais les conflits par la violence, et j’ai avec leurs parents des rapports basés sur le respect. » .

On traite de pessimistes, voire de paranoïaques, les objecteurs à   Base Elèves.

Sont-ils si loin de la vérité quand ils affirment que Base Elèves enferme les élèves dans leurs destins ?

Un autre témoignage, d’un collègue cette fois : « Comment pourrais-je encore concilier les fondements du plus beau métier du monde avec la négation du pouvoir d’évoluer ? Comment pourrais-je encore œuvrer au développement de la personne élève en attachant à l’arrière de son véhicule intellectuel le lest immuable de son déterminisme? Comment croire moi-même et faire croire aux enfants que rien n’est joué d’avance? Comment conserver, contre toutes les tentations passives, la posture fondamentale de l’éducateur et/ou de l’enseignant qui consiste à ne jamais définir ? »
Sont-ils si loin de la vérité quand ils dénoncent Base Elèves comme un élément d’une dérive sécuritaire, ce que prévoit la loi de prévention de la délinquance ?

Sont-ils si loin de la vérité lorsqu’ils pensent que les écoles qui ne fourniront pas de listes d’enfants en difficultés, pour l’organisation des stages comme pour leur signalement dans Base
Elèves, ne pourront prétendre à une quelconque aide de la part de leur administration ?

Sont-ils si loin de la vérité lorsqu’ils craignent que Base Elèves devienne un de ces vecteurs d’évaluation des écoles, au nom d’une farouche mise en concurrence ?

Sont-ils si loin de la vérité quand ils remarquent que les modalités des interventions policières varient en fonction du statut des témoins présents : élus, IEN, représentants du personnel, médias ?

Les objecteurs à Base Elèves, car il s’agit bien d’une objection de conscience, agissent conformément aux dispositions de l’article  28 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et stipulant qu’un fonctionnaire ne doit pas se conformer à un ordre manifestement illégal ou de nature à compromettre gravement un intérêt public.

Placés dans une situation de soumission avec des pressions, des harcèlements, des menaces de sanction pour service non fait (ce qui reste à prouver), des ordres pour le moins illégitimes, dont nous contestons le bien-fondé, bon nombre de nos collègues sont dans un état psychologique totalement incompatible avec la sérénité dont ils ont besoin pour travailler efficacement.

Nous vous demandons, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de ramener un climat de confiance propice au travail dans les écoles de notre département, et cela dans l’intérêt de nos élèves.

Le 4 avril 2008 Les délégués du personnel du PAS 38.

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CIRBE: Rassemblement en solidarité avec les directeurs le 30 avril devant l’inspection d’academie à 16 h

Publié par baseeleves38 sur avril 27, 2008

Non à base élèves

Base Élèves  kézako ?

Si nous ne réagissons pas, tous les enfants, dès l’âge de 3 ans, seront fichés dans une base de données Base Élèves Premier Degré mise en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Ce fichier, qui concerne 6,5 millions d’enfants et leurs proches, présente de graves atteintes aux libertés individuelles.

Depuis 2004, Base Élèves se met en place sans concertation, sans débat public ni texte officiel. En Isère, de nombreuses communes et conseils d’écoles se sont prononcés contre ce logiciel. Malgré cela, l’inspecteur d’académie passe outre ces oppositions et maintient les dates butoirs de validation des données aux 30 avril et 30 mai 2008.

Des pressions  énormes

Les directeurs et directrices d’écoles, auxquels revient de créer les fichiers, subissent de la part de l’inspection d’académie d’énormes pressions. Ils sont convoqués à des formations obligatoires au logiciel BE, à l’issue desquelles ils sont contraints de remplir la base de données. L’inspecteur d’academie met les enseignants en faute en les obligeant à entrer des données dans un fichier non
sécurisé. S’ils ne le font pas, ils sont menacés de retrait de salaire pour service non fait. Ils subissent d’autre part un véritable harcèllement oral de la part de leur hiérarchie.

Solidarité avec les directeurs

Parce qu’ils refusent de ficher nos enfants, des directeurs et directrices risquent des sanctions pécuniaires. C’est pourquoi, en tant que parents d’élèves, nous souhaitons aider ceux et celles qui continuent de s’engager contre Base Élèves. Ainsi, nous mettons en place, avec l’intersyndicale enseignante, une caisse de solidarité.

De plus, nous appelons à un rassemblement le 30 avril à 16 heures devant l’inspection d’académie pour protester contre la validation des données et réclamer l’arrêt des pressions et le retrait des sanctions envers les directeurs et les directrices.

Nos enfants sont fichés : ne nous en fichons pas !

Pour le retrait de Base Élèves - Non à la  validation des données

Tract au format PDF: http://baseeleves38.files.wordpress.com/2008/04/cirbe_rassemblement_30_avril_2008.pdf

Signez les petitions de la ldh et du CORRESO.
Contactez le CIRBE (Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves) pour vous joindre à l’appel en envoyant un courriel à baseeleves@gmail.com.

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Compte rendu de la réunion du CIRBE le lundi 14 avril 2008

Publié par baseeleves38 sur avril 17, 2008

Veuillez trouver ci-joint le Compte-rendu détaillé (mais néanmoins peut-être imprécis) de la réunion du collectif .

Les principales actions que nous avons décidées :

–  Mise en place d’une caisse de solidarité envers les directeurs et rassemblement devant l’inspection d’académie à Grenoble le 30 avril à 16 h.
–  Présence à la manif du 1 mai pour informer et collecter pour la caisse de solidarité.
–  Réunion le 21 avril à la maison des associations pour commencer à préparer la manif nationale du 14 juin contre BE.
–  Collecte des pétitions
du CORRESO pour le 30 mai.
–  Rédaction d’une contre-information
a diffuser dans les écoles en réponse à la plaquette de l’ia.

Si vous souhaitez être actif au sein du cirbe mais que vous n’avez pas pu être présent hier, n’hésitez pas a envoyer un mail en spécifiant a quoi vous aimeriez participer (groupes élus, presse, manif, coord nationale , redac de l’anti-plaquette, juridique, préparation de la manif du 14 juin…).

compte-rendu-de-la-reunion-du-cirbe-du-14

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Compte rendu des blocages à l’IA Grenoble le lundi 31 mars 2008

Publié par baseeleves38 sur mars 31, 2008

Nous étions une grosse dizaine cette après-midi devant l’inspection académique. Nous avons réussi le blocage de cette après-midi à l’IA.
Monsieur Coudurier a demandé au directeur de patienter qu’ils allaient bientôt pouvoir rentrer dans les locaux de l’ia. Quelques minutes plus tard la police est arrivée. Les directeurs ont signifié qu’ils ne voulaient pas rentrer sous pression policiere. L’IEN M. MILESI, après une longue discussion, a demandé aux 4 directeurs et directrices bloqués de rentrer dans leurs écoles.

Ce matin nous étions une petite vingtaine pour bloquer la formation . Des élus étaient présent dont le suppléant de Didier Migaud (conseiller général de la Mure) et des conseillers municipaux (Commune de Notre Dame d’en Vaux). Un ou deux directeurs ont visiblement réussi a tromper notre vigilance et pénétrer à l’intérieur. Nous en avons bloqué 3 dehors. Monsieur Coudurier ( secrétaire général de l’inspection) a appeler la police. Une fois là, il a signifié aux directeurs présent que s’ils ne rentraient pas sous protection policière ils considèrerait qu’ils n’étaient pas rentré de leur propre volonté. Les 3 directeurs, dont 2 étaient franchement contre be, ont refusé de rentrer avec l’escorte de la police. La police est donc partie… Les directeurs sont retournés dans leurs écoles…Mais la menace plane…Tenez nous informés d’éventuels retraits de salaire.

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Communiqué du PAS38 du 27 mars 2008

Publié par baseeleves38 sur mars 31, 2008

Les délégués du personnel du PAS 38 et du SNUIPP ont refusé de siéger en CAPD le 27 mars : le quorum n’ayant pas été atteint, la CAPD a été reportée.

POURQUOI CE REFUS ?

Voici leur communiqué commun, adressé à l’Inspecteur d’Académie :

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« Les délégués du personnel du PAS 38 et du SNUIPP ont décidé de ne pas siéger lors de la CAPD du 27 mars suite à des événements qu’ils estiment tout à fait inacceptables :

1. L’utilisation des forces de l’ordre par l’Inspecteur d’Académie, pour permettre à des directeurs de franchir le barrage mis en œuvre par des membres du « Collectif Isérois contre Base Elèves » tentant d’empêcher les formations Base Elèves.
2. Des directeurs se retrouvant sommés de rentrer dans les locaux où se tient la formation, encadrés par des policiers, souvent face à des parents d’élèves de leur propre école.
3. Des sanctions annoncées à des directeurs n’ayant pas voulu participer à ces formations sous la forme de retrait de salaire pour service non fait.

La généralisation de ces méthodes prouve qu’il ne s’agit pas d’une simple réponse de circonstance à un supposé trouble de l’ordre public, et cela nous inquiète.

Les équipes enseignantes sont actuellement gagnées par un mélange d’exaspération et de désarroi, lié tant à Base Elèves qu’aux récentes initiatives ministérielles… Nous vous demandons instamment, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, d’arrêter de faire appel aux forces de police et de ne pas mettre à exécution les menaces de sanction à l’encontre de nos collègues. Cela permettra, dans l’intérêt de nos élèves, de leur famille et des enseignants, donc du service public d’éducation de ramener un climat de confiance et de sérénité dans les écoles.

Bien évidemment nous ferons connaître à toutes les écoles du département les raisons de notre boycott. »

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La proposition de boycotter la CAPD avait bien sûr été faite à tous les syndicats représentés en CAPD. FO, le SE et le SGEN n’ont pas souhaité la suivre.

Le PAS, suivi par le SNUIPP, a voulu ainsi :
- montrer notre détermination à l’Inspecteur d’Académie et dénoncer des méthodes inadmissibles
- soutenir les directeurs sanctionnés
- soutenir tous ceux qui se sentent attaqués dans leurs convictions profondes et dans leur déontologie professionnelle par la mise en œuvre de Base Elèves.

Le PAS a pris acte du communiqué signé par les trois organisations qui ne se sont pas associées au boycott. S’il se réjouit que le SE, le SGEN et FO demandent à l’IA de ne pas sanctionner les directeurs menacés, le PAS dénonce l’ambiguïté du discours : que signifie la demande faite à l’IA de « ne pas se tromper de cible » ? Que signifie le silence sur « des incidents extérieurs » ? Au PAS, nous sommes fiers de la résistance citoyenne exercée par le Collectif Isérois pour le Retrait de Base Elèves sous forme de barrages à l’entrée des lieux de formation. Nous sommes fiers d’avoir à nos côtés des parents d’élèves, des citoyens courageux et des élus pour s’opposer à Base Elèves, au nom du respect des libertés individuelles que remet gravement en cause ce fichage nominatif centralisé, qui enferme les élèves dans leurs destins et concourt à la dérive sécuritaire.

Plus que jamais, le PAS appelle l’ensemble des collègues à résister solidairement à ce dispositif (voir les nombreuses propositions syndicales et les outils de lutte proposés) et à s’unir aux parents d’élèves, aux élus, aux DDEN, aux citoyens, contre Base Elèves. Notamment avec le Collectif Isérois pour le Retrait de Base Elèves :
baseeleves@gmail.com
http://baseeleves38.wordpress.com

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Communiqué du PAS38 et SNUipp-FSU38 du 27 mars 2008 :

Publié par baseeleves38 sur mars 31, 2008

Communiqué du PAS38 et SNUipp-FSU38 du 27 mars 2008

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« Les délégués du personnel du PAS 38 et du SNUIPP ont décidé de ne pas siéger lors de la CAPD du 27 mars suite à des événements qu’ils estiment tout à fait inacceptables : 1. L’utilisation des forces de l’ordre par l’Inspecteur d’Académie, pour permettre à des directeurs de franchir le barrage mis en œuvre par des membres du « Collectif Isérois contre Base Elèves » tentant d’empêcher les formations Base Elèves.
2. Des directeurs se retrouvant sommés de rentrer dans les locaux où se tient la formation, encadrés par des policiers, souvent face à des parents d’élèves de leur propre école.
3. Des sanctions annoncées à des directeurs n’ayant pas voulu participer à ces formations sous la forme de retrait de salaire pour service non fait.
La généralisation de ces méthodes prouve qu’il ne s’agit pas d’une simple réponse de circonstance à un supposé trouble de l’ordre public, et cela nous inquiète.Les équipes enseignantes sont actuellement gagnées par un mélange d’exaspération et de désarroi, lié tant à Base Elèves qu’aux récentes initiatives ministérielles… Nous vous demandons instamment, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, d’arrêter de faire appel aux forces de police et de ne pas mettre à exécution les menaces de sanction à l’encontre de nos collègues. Cela permettra, dans l’intérêt de nos élèves, de leur famille et des enseignants, donc du service public d’éducation de ramener un climat de confiance et de sérénité dans les écoles.
Bien évidemment nous ferons connaître à toutes les écoles du département les raisons de notre boycott. »
A Grenoble, le 27 mars 2008
Emmanuel CARROZ, Gabrielle BEYLER pour le SNUipp-FSU 38
Claude DIDIER pour le PAS 38

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Communiqué au format PDF: pas_snuipp_2008_03_27_capd.pdf

Liens

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_administrative_paritaire (”Une commission administrative paritaire (CAP) est une instance de représentation et de dialogue de la fonction publique française. Ce sont les organes de représentation des agents titulaires de la fonction publique.”)

http://baseeleves38.wordpress.com/2008/03/17/compte-rendu-du-blocage-de-la-formation-base-eleves-le-lundi-17-mars-2008-a-lia/

(“le CIRBE informe les directeurs que les syndicats les soutiendront face à ces menaces de sanction”.)

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Journée nationale pour le retrait de Base-élèves le 2 avril 2008

Publié par baseeleves38 sur mars 29, 2008

Manifestation le 2 avril 2008 à Grenoble,Place Félix Poulat à 16h avec un rassemblement à 17h 30 Place de Verdun.

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Nos enfants sont fichés, on ne s’en fiche pas !

Si nous ne réagissons pas, tous les enfants, dès l’âge de 3 ans, seront fichés dans une base de données « Base Élèves Premier Degré » mise en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Ce fichier qui concerne 6,5 millions d’enfants et leurs proches représente de graves atteintes aux libertés individuelles. Cette base de données comporte déjà plus de 60 champs d’information sur les enfants. La plupart sont confidentielles, certaines relèvent du secret médical comme le suivi psychologique, les situations de handicaps (voir liste des champs au dos). Ces informations sont conservées pour la plupart sur la durée de la scolarité de l’enfant, soit 15 ans.Jusqu’à présent les informations sur les enfants restaient dans les écoles. Avec Base Élèves elles sont nominatives jusqu’à l’Inspection Académique (niveau départemental de l’Éducation Nationale) avec un identifiant au niveau national. Par ailleurs, la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 introduit la notion de secret professionnel partagé entre les écoles, les maires, la police, la justice et les services sociaux.

Depuis 2004, Base Élèves se met en place à l’insu des familles, sans débat public, ni texte officiel et au mépris de l’obligation d’informer les parents. Des menaces de sanctions pèsent lourdement sur les directeurs et directrices d’écoles qui refusent de compléter Base Élèves. L’autorité parentale est bafouée puisque le ministère prétend que les parents n’ont pas le droit de s’y opposer.

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Base Élèves est une sorte de casier scolaire qui suit l’enfant, l’enferme dans ses difficultés passées. Il se situe dans la droite ligne du rapport INSERM qui pour prévenir les comportements déviants préconisait la détection des troubles mentaux dès la crèche et du rapport Bénisti qui prônait le dépistage précoce des comportements déviants.

Pour ces raisons, nous nous opposons à la mise en place de «Base Élèves»
et appelons à une manifestation le 2 avril 2008 à Grenoble, Place Félix Poulat à 16h avec un rassemblement à 17h 30 Place de Verdun.


Contactez le CIRBE (Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves) pour vous joindre à l’appel en envoyant un courriel à baseeleves (at) gmail.com
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Lettre de solidarité avec les directrices, directeurs d’école mencés de sanction

Publié par baseeleves38 sur mars 21, 2008

Trois directeurs d’école se voient retirer une journée de salaire pour service non fait. Convoqués à l’Inspection Académique pour une formation Base Elèves, ils ont décidé de retourner travailler dans leurs écoles, devant l’utilisation des forces de l’ordre contre des parents d’élèves de leurs groupes scolaires, venus empêcher la tenue de la formation.

C’est le contexte de passage en force du dispositif, en l’absence de tout débat public, qui explique une réaction citoyenne contre Base Elèves.

 

Nous sommes tous solidaires des directeurs placés devant un choix intenable. D’un côté, le respect des libertés individuelles exprimées par des parents d’élèves, des élus et des citoyens. De l’autre, la mise en œuvre du dispositif Base Elèves que nous impose notre administration.

 

Dans la même situation, nombreux sont ceux parmi nous qui auraient agi comme ces trois directeurs.

 

Je soussigné (nom, prénom, fonction) : —————————————————————–

me déclare solidaire des directeurs sanctionnés pour les faits énoncés ci-dessus.

Signature :

 

lettre_solidarite_avec_direc_teurs_trices.doc

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