Le Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves (CIRBE)

Pour le retrait de Base Elèves ! Contre le fichage à l'école.

Blocages

Les blocages de formations de directeurs/directrices d’écoles à Base élèves organisés par le CIRBE ne sont pas les actes d’une poignée d’extrémistes hostiles à la démocratie. Ce sont des actions menées par des parents d’élèves qui, au contraire, sont ulcérés par l’absence de démocratie (de consultation, d’écoute et tout simplement d’information) qui entoure la mise en place de Base élèves. La décision d’en venir à ces blocages a été prise après que plusieurs conseils d’école avaient voté des motions, et que de nombreux parents d’élèves avaient exprimé leurs craintes concernant Base élèves. La réponse de l’administration ? “Cette question n’est pas du ressort des conseils d’école, et les parents d’élèves ne peuvent pas s’y opposer…”

Plus d’une centaine de parents ont déjà participé aux blocages à Grenoble. Aucune violence n’a jamais été commise de la part des bloqueurs, qui ne font que s’opposer passivement à l’entrée des directeurs et directrices dans les bâtiments où ont lieu les formations. En revanche, à la place de faire preuve de compréhension et d’engager un dialogue, l’administration a fait appel à de nombreuses reprises à la police, dont l’absence de finesse et de diplomatie n’est plus à démontrer (voir ci-dessous).

Blocage de remise de clés OTP

Dans le brouillard, le 15 décembre à Monestier-de-Clermont, devait se dérouler la remise des clés OTP par l’IEN aux directeurs et trices du Trièves. Une vingtaine de parents (ou grands-parents) d’élèves au départ (et un enseignant) étaient là à 17 heures pour empêcher l’opération.

L’Inspectrice de l’éducation nationale est sortie pour parlementer avec les parents. Une discussion franche a commencé, jusqu’à l’arrivée d’une équipe de France 3. L’IEN a rompu alors en disant qu’elle n’était pas autorisée à s’exprimer devant les caméras, ni à répondre aux questions des journalistes. Une délégation de parents a pu alors s’entretenir avec elle dans l’école.

Lorsque les directeurs sont arrivés (une dizaine), l’IEN est sortie constater leur présence, s’est entretenue avec eux un moment avant de les laisser repartir. Elle les recontactera individuellement pour une remise ultérieure et individuelle, sans doute à l’Inspection d’académie ou bien dans leur école.

La question de la retenue sur salaire des directeurs empêchés de participer à la formation Base élèves a été abordée, l’IEN s’engageant à intercéder auprès de l’IA en leur faveur.
Pas de mauvaise humeur de leur part (un peu de contrariété pour certains d’être venu pour rien), et le soulagement des autres à l’égard des parents venus les soutenir.

Quelques directrices ont pu recevoir leur clés, étant déjà dans l’école avant notre arrivée, ou bien l’une venue plus tôt dans l’après-midi. D’autres avaient déjà reçu la clé lors de rencontres indivduelles.

Aucun képi en vue ; c’est vrai qu’il y avait beaucoup de brouillard !

La der des der ?

Une enième formation devait avoir lieu à Grenoble ce mardi 9 décembre 2008 à 9blocageiadecembre h à l’Inspection académique de Grenoble. Il pourrait bien s’agir de la dernière formation groupée du département. Et malgré le froid, de nombreux parents, quelques instituteurs et directeurs, et des sympathisants avaient fait le déplacement. Des parents sont descendus du plateau matheysin, du Beaumont et du Trièves, car ce sont leurs directeurs et directrices qui devaient être formés à Grenoble, suite au blocage du 19 novembre à La Mure. Certains sont arrivés tard, car la route est longue.

Mais de toute manière, dès 8 h 15, la police était sur place, formant devant l’entrée du bâtiment une haie d’honneur aux directeurs et directrices – qui ne sont arrivés qu’aux alentours de 9 heures. Les manifestants ont alors décidé de les bloquer à hauteur du portail. La police est intervenue en les poussant pour essayer de ménager un passage, mais en vain, car certains parents sont allés entourer les directeurs, tandis que d’autres se laissaient pousser pour ensuite revenir se poster au portail. La maréchaussée, en nette infériorité numérique, s’est alors énervée, jusqu’à ce qu’un coup de matraque parte, atteignant un manifestant à la tête et brisant ses lunettes. Une vive altercation s’en est suivie, suite à laquelle les “forces de l’ordre”, comme on les appelle, se sont repliées, réalisant sans doute qu’une bavure sur des parents d’élèves risquait d’être moins facilement couverte par leur hiérarchie que s’il s’agissait de “terroristes anarcho-autonomes”.

Un instant après, alors que M. Coudurier, l’inébranlable gardien des portes de l’inspection académique, revenait à l’attaque pour mettre une fois encore la pression sur les directeurs et directrices, quelques bloqueurs en ont eu assez et ont décidé de le faire taire et de lui demander en le bousculant un peu de rentrer dans le bâtiment et de “foutre la paix” aux directeurs et directrices.

Finalement, ceux-ci ont décidé de s’en aller, à l’exception d’une directrice qui est entrée en formation, beaucoup plus par peur des sanctions que par conviction. Les résistant(e)s ne pourront donc probablement pas rentrer les données pour le 15 décembre, comme prévu, mais nous ne doutons pas que l’administration trouvera les moyens de les isoler et de les faire craquer afin qu’ils le fassent d’ici peu.

Blocage d’automne à Grenobleblocage-24-11_2

Le lundi 25 novembre, une formation à l’inspection de l’éducation nationale située rue Federico Garcia Llorca a été empêchée par une quinzaine de parents, avec notament la présence d’une représentante de la FCPE. Seules trois directrices étaient convoquées, qui ont dû rebrousser chemin. Plusieurs médias étaient présents : le Dauphiné Libéré, Radio France Bleu Isère, FR3 locale et Télé Grenoble.

Des membres des Renseignements Généraux (ou de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, on ne sait plus), n’ont pas manqué de venir également nous apporter leur soutien, discret mais appréciable, comme souvent sur ce type de manifestation. Merci à eux.

Blocage à La Mure

Le 19 novembre 2008, malgré le froid, une cinquantaine de parents d’élèves et d’élus du plateau Matheysin se sont rassemblés vers 8h devant l’école des Bastions à La Mure. Une formation Base-Elèves y était prévue pour 16 directeurs. Le formateur M. Gonzalez, surpris par l’ampleur du blocage, est resté avec les directeurs à l’écart, essayant de les convaincre du bien fondé de BE, qui n’est selon lui qu’un outil de gestion. Puis il a voulu s’expliquer devant les parents, mais ça n’a pas duré longtemps. Le formateur est reparti, la formation a été annulée.

blocage-la-mure

Dernière formation à Base élèves de l’année scolaire 2007-2008

Lundi 16 juin, une nouvelle formation à Base élèves devait avoir lieu à l’inspection académique de Grenoble. Il s’agissait du dernier groupe de directeurs et directrices n’ayant pas assisté aux formations pour cette année scolaire, soit parce qu’ils en ont été empêchés lors de blocages, soit parce qu’ils s’y sont refusés, soit les deux. Cette fois-ci, l’inspecteur d’académie les avait menacés de leur retirer leur fonction de directeur/trice s’ils n’assistaient pas à la formation, prétendant que leur refus de renseigner Base élèves prouvait qu’ils ne voulaient pas de cette fonction…

Des parents d’élèves, des syndicalistes et quelques étudiants (en tout 30-35 personnes) se sont rassemblés pour exprimer aussi bien leur refus de ce fichage que leur solidarité avec les directeurs et directrices. Suite aux déclarations récentes du ministre de l’éducation Xavier Darcos concernant Base élèves, les syndicats SNUipp-FSU, PAS, SUD et CNT ont estimé légitime de demander à l’inspecteur d’académie l’annulation de la formation et l’arrêt des sanctions contre les directeurs/trices concernés. Après avoir lu des déclarations en public devant le bâtiment, une délégation a donc été reçue par l’inspecteur d’académie, non sans qu’il faille batailler pour qu’un représentant de chaque syndicat puisse y participer (signalons que l’inspecteur d’académie n’a pas fait d’histoire à ce sujet, alors que le secrétaire nous certifiait que celui-ci avait clairement indiqué qu’il ne souhaitait recevoir que les représentants de certains syndicats).

Après une heure d’entretien, les demandes des syndicats d’annuler la formation, les sanctions et les menaces de retraits de salaires et d’emploi de directeur à l’égard de directeurs qui refusent Base élèves ont toutes reçu une réponse négative de l’Inspecteur d’Académie. Ces directeurs ne font pourtant que se battre contre un fichier que le ministre lui-même remet en cause… Les annonces de Darcos ne seraient-elles donc qu’un écran de fumée pour faire avancer le fichage ?

Quoi qu’il en soit, les directeurs et directrices ont déclaré que même s’ils ne souhaitaient pas assister à la formation, ils s’y voyaient obligés, sous la menace. Une vingtaine de personnes a alors décidé de bloquer l’accès au bâtiment en continuant de demander l’annulation de cette formation forcée. Comme d’ordinaire, la réponse de l’administration a été de faire appel à la police. En attendant son arrivée, les manifestants ont scandé quelques slogans demandant le retrait de BE et Mireille Charpy, de la LDH, a lu à M. Coudurier, secrétaire général de l’académie, les articles de loi qui évoquent le devoir de désobéissance d’un fonctionnaire lorsqu’on lui demande d’exécuter un ordre illégal ou contraire à la morale. Un grand moment de silence s’en est suivi (voir la scène). Les manifestants refusant de libérer l’entrée, la police est alors intervenue violemment, provoquant une altercation au cours de laquelle plusieurs personnes ont reçu des coups et été projetées au sol. L’un des manifestants s’est même retrouvé plaqué au sol et a reçu des coups de matraque, visiblement pour une obscure raison de contentieux avec un policier, ce qui a provoqué la colère de l’ensemble des personnes présentes.

inspection académique 16 juin

Finalement, après plusieurs minutes de confusion, les directeurs et directrices se sont résolus à contre-coeur à entrer en formation. A l’extérieur, les abords de l’inspection académique se sont alors transformés en espace de débat improvisé entre les parents, les syndicalistes, la police et les représentants de l’inspection académique. Plusieurs policier/ères ont avoué être d’accord avec les parents qui s’opposent à Base élèves, mais pas avec leur mode d’action violent – réfléxion étrange, car les opposants n’avaient fait que bloquer passivement l’entrée d’une formation qui leur semblait illégitime, l’action violente semblant plutôt être le fait de la police… Une inspectrice a également tenté, en vain, de remonter les parents contre les étudiants en prétendant que ceux-ci jettent des bombes d’acide pendant les manifestations (sic!). Voir ici pour se faire une idée de l’à propos de ces accusations.

Le reportage de FR3 locale peut être vu ici

Le Dauphiné Libéré n’a publié qu’un encart DL160608

Violences policières au blocage du Mardi 20 mai 2008

Aujourd’hui, la police est intervenue en force et de manière très violente contre notre blocage (au moins 20 policiers en tenue de combat contre une quinzaine de parents d’élèves). Les 6 ou 7 directeurs que l’on avait bloqués sont tous partis immédiatement (certains en pleurs) pour que les policiers ne nous fassent pas de mal!

Je reste sous le choc de la violence employée par les policiers aujourd’hui.

Une fois les directeurs partis, les policiers sont restés en rang serrés devant l’entrée de l’IA face à nous. Mr Coudurier se promenait au milieu des policiers, un petit sourire au lèvre. Il faut dire qu’avant l’intervention de la police, il essayait de convaincre les directeurs que le combat contre Base élèves était perdu d’avance!

Non, notre combat n’est pas inutile! Il reste encore beaucoup de personnes qui ne savent pas encore ce qu’est Base élèves et qui, dès qu’on leur explique ce dont il s’agit, prennent fait et cause pour nous!

Il faut empêcher les directeurs de rentrer les données dans Base élèves. Et les blocages des formations restent l’un des moyens les plus efficaces pour les en empêcher (avec les lettres de refus individuelles)! Que ce soit par notre présence, par les questions que nous posons, par les arguments que nous développons, cela sert toujours d’être là, même si à la fin les directeurs rentrent malgré tout dans le bâtiment pour suivre la formation.

Notre lutte ne doit pas s’arrêter là et malgré la trouille que j’ai eue aujourd’hui, je retournerai à nouveau devant l’IA si un nouveau blocage est prévu!

Vous pouvez visioner les vidéos du blocage réalisées par un parent d’éleves
http://www.dailymotion.com/video/x5hvms_base-eleves-blocage-200508-a-lia38_news

et le site de la ldh Toulon

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2694

Compte rendu du blocage du 7 avril 2008

Nous étions une petite dizaine à bloquer, dont des parents descendu-e-s spécialement du haut grésivaudan (?) pour bloquer le directeur de l’école de leurs enfants. Nous n’avons pu bloquer que 2 directeurs/rices arrivé-e-s à l’heure. Les
autres ? Certains ont dû venir bien plus tôt et/ou passer par derrière (je me suis postée à l’entrée de derrière, très peu de gens sont passés par là, excepté l’animatrice TICE. Seule, difficile de bloquer quoi que ce soit et de savoir si les gens disent vrai. D’autres ont en effet encore une fois brillé par leur courage en mentant comme des arracheurs de dent et disant
qu’ils n’étaient pas directeur/rice (au moins une personne reconnue).
Le résultat c’est que les 2 directeurs/rices bloqué-e-s sont resté-e-s dehors, et personne de l’administration n’est venu à leur rencontre comme d’ordinaire, pas de flics non plus. Il a même fallu qu’on interpelle les personnels administratifs (cette fois ni le secrétaire général, ni l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN), ni l’animatrice TICE n’étaient présent-e-s à l’entrée) pour leur rappeler que nous bloquions deux directeurs/rices. Il nous a été répondu que s’ils/elles voulaient rentrer c’était possible puisque d’autres l’avaient fait et que s’ils/elles restaient dehors c’est qu’ils/elles le voulaient bien. L’une d’eux a contacté son IEN pour lui expliquer la situation.
Elle s’est vue répondre qu’elle n’avait qu’à rentrer dans son école et qu’elle serait sanctionnée pour service non fait.
L’administration met tout en œuvre : pressions, menaces conjuguées à des consignes pour éviter d’avoir affaire au collectif (passer par la porte de derrière, venir plus tôt) pour rendre les blocages inopérants et isoler encore plus les directeurs/rices.

Blocages du 31 Mars 2008

Nous étions une grosse dizaine cet après-midi devant l’inspection académique (IA). Nous avons réussi le blocage de cet après-midi. Le secrétaire général de l’inspection a demandé aux directeurs de patienter, déclarant qu’ils allaient bientôt pouvoir rentrer dans les locaux de l’IA. Quelques minutes plus tard la police est arrivée.Les directeurs ont signifié qu’ils ne voulaient pas rentrer sous pression policière. L’inspecteur de l’éducation nationale présent, après une longue discussion, a demandé aux quatre directeurs et directrices bloqués de rentrer dans leurs écoles.

Ce matin nous étions une petite vingtaine pour bloquer la formation. Des élus étaient présent dont le suppléant de Didier Migaud (conseiller général de la Mure) et des conseillers municipaux (Commune de Notre Dame d’en Vaux). Un ou deux directeurs ont visiblement réussi à tromper notre vigilance et à pénétrer à l’intérieur. Nous en avons bloqué trois autres dehors. Le secrétaire général de l’inspection a appelé la police. Une fois là, il a signifié aux directeurs présent que s’ils ne rentraient pas sous protection policière il considèrerait qu’ils n’étaient pas rentré de leur propre volonté. Les trois directeurs, dont deux étaient franchement contre Base élèves, ont refusé de rentrer avec l’escorte de la police, qui est donc partie… Les directeurs sont retournés dans leurs écoles, mais la menace plane…Tenez-nous informés d’éventuels retraits de salaire.

Blocage du 17 mars

Nous n’étions pas très nombreux aujourd’hui à l’IA, huit adultes et un moins de deux ans. Nous avons bloqué cinq directeurs, puis assez vite la police nationale est arrivée et s’est intercalée entre l’entrée et nous. Une sixième directrice est arrivée. M. Coudurier (secrétaire général de l’inspection), entouré de la police, lui a demandé de rentrer. Elle s’est approchée et les policiers nous ont poussé pour lui faire un passage. Les cinq autres sont restés dehors. L’inspectrice de secteur est alors sortie pour “convaincre” les directeurs de rentrer en nous interdisant de leur parler.
Heureusement certains du cirbe ont bravé l’interdiction. Il y a eu une longue discussion entre une partie d’entre nous, l’IEN et les directeurs. Finalement, M. Coudurier a intimé aux directeurs de rentrer, qu’”on” allait leur permettre de passer. Deux directrices se sont approchées, nous on ne bougeait pas, alors la maréchaussée a poussé, ce qui ne suffisait pas. Elle a encore poussé, nous poussant sur la poussette avec un enfant dedans, à quelques centimètre de la banderole. Les deux directrices sont entrées.
M. Coudurier a estimé que les autres n’avaient donc pas étés bloqués et qu’ils restaient dehors de leur fait…
Maintenant, on peut vraiement dire qu’ils passent en force….même si nous, on résiste en douceur.

Blocages du 10 mars à Grenoble : 1ère intervention de la police

- ce matin – alors qu’une quinzaine de bloqueurs attendait les directeurs/trices de pied ferme – pas de formation au CRDP. Renseignement pris, il s’avère que toutes les cessions qui y étaient prévues dans la semaine ont été déplacées…

- l’après-midi, au groupe scolaire Berlioz : blocage réussi, les directeurs/trices se sont vus empêchés de pénétrer dans le bâtiment. Ils ont alors reçu “l’ordre” (sic) de l’Iinspecteur d’académie de rester sur place. Au bout d’une heure de piétinement dans le froid, et voyant que la situation ne se débloquerait pas, ils ont alors pris la décision de rentrer dans leurs établissements. Moins de 5 minutes plus tard, 4 voitures de police arrivaient pour nous déloger !!

C’est donc l’info du jour : désormais, l’Inspecteur nous envoie les flics. Il convient donc dorénavant de bien réfléchir aux limites de nos actions : jusqu’à quel point bloque-t-on ? Peut-être faut-il s’assurer de pouvoir filmer les actions (par une personne en retrait) au cas où ; la présence de la presse serait aussi très profitable pour nous.

Blocage du 7 mars (1er blocage à Grenoble)

Des membres du Collectif Isérois pour le Retrait de Base-Elèves ont essayé d’improviser un blocage de formation de directeurs/trices d’écoles le 7 mars à 8h30 au CRDP de Grenoble. Nous avons empêché les directeurs et formateurs d’entrer dans les locaux.

Cependant l’inspecteur de l’éducation nationale adjoint, monsieur David, est accouru et a transféré la réunion au groupe scolaire Berlioz, rue Garcia Lorca, vers 9h 30. Les directeurs ont tous suivi en nous disant qu’ils rentraient chez eux.

Il s’avère, après renseignement, que les directeurs se sont fait “piéger” en allant bien à l’inspection de circonscription (dans les bâtiments du Groupe Berlioz) pour signaler à leur inspecteur de l’éducation nationale que la formation n’avait pas eu lieu, et que l’adjoint, présent avec le formateur, les a obligé à revenir devant un ordinateur pour voir comment fonctionnait Base élèves. Suite à cette “formation” expeditive (1h30 au lieu de 3h), l’adjoint aurait décrété que la formation avait bien eu lieu, malgré la protestation des directeurs concernés (ou certains en tout cas) sur l’efficacité réelle de cette formation. Dans ces conditions, si ceux-ci ne commençaient pas à renseigner BE, ils encouraient des sanctions pour service non fait (retrait de salaires…)

Le combat est bel et bien lancé…

Victoire à Echirolles le 15 février 2008

Pour notre second blocage, nous avons encore obtenu une victoire ce matin devant l’IEN d’Echirolles.
A 11 personnes, si ma mémoire est bonne, nous avons barré l’entrée de l’inspection avec notre banderole “non à la base élèves”. Les directeurs convoqués étaient visiblement bien content qu’on les empêche de rentrer et sont retournés travailler dans leurs écoles respectives. La formation n’a donc pas eu lieu.

 
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